Fièrement installée sur un
magnifique promontoire rocheux
encerclant une large baie
ouverte sur la mer, Beyrouth affiche déjà le statut d'une
capitale. Petit port phénicien
puis cité romaine, elle fut
totalement détruite par un
énorme tremblement de terre
en 551. Occupé par les armées
musulmanes, les Croisées,
les Mamelouks, ce sont les
Ottoman qui finalement lui
apportèrent la prospérité
qu'elle méritait. La fin de
la deuxième guerre mondiale
la fit capitale du Liban,
mais la guerre de 1975 à 1990
la détruit de nouveau. Alors
séparée en deux, les Chrétiens
à l'est et les musulmans à
l'ouest, les années 90 lui
donnèrent un nouveau souffle.
Beyrouth a réussi à conserver
son extraordinaire patrimoine
historique. On y découvre
les cinq colonnes romaines,
les thermes et les bains publics,
les mosaïques byzantines du
musée national, le grand sérail,
la Tour de l'horloge, la grande
mosquée et la cathédrale orthodoxe...
La vie locale est ici débordante.
Le quartier Safi village dévoile
de nombreuses galeries d'art.
Du centre ville au bord de
mer, les ambiances nocturnes
montrent une capitale effervescente
et par-dessus tout vivante.
Les restaurants, cafés et
magasins s'accumulent et font
vibrer la jeunesse libanaise.
Dans les quartiers Monot,
Verdun et Hamra, les nuits
vibrent sur tous les rythmes,
insoupçonnable quand on met
un pied dans la ville. Imperturbable
malgré sa situation géographique,
entre Israël et la Syrie,
et politique, Beyrouth respire
la volonté d'évoluer avec
son siècle.