Entourée de 13 km
de remparts, Marrakech s'impose
tel un mirage. La couleur
ocre rouge de ses murs raconte
une des nombreuses légendes
de la culture locale. Le sang
qui coula lors de l'implantation
du minaret de la Koutoubia
aurait teinté la ville
et son histoire. Et ce monochrome
participe grandement à
l'atmosphère
chaleureuse de l'ancienne
capitale. Le centre névralgique
de l'activité
tant diurne que nocturne est
la place Jemaa El Fna, que
l'on retrouve facilement
en cherchant des yeux le minaret
qui culmine à 69 mètres.
La journée s'instaure
autour du rythme du souk.
Divisé en quartiers,
c'est un véritable
labyrinthe encombré
de centaines de marocains
et de touristes cherchant
les derniers souvenirs des
vacances : le cuir au souk
El Kelin, les babouches au
souk Samta ou les tapis au
souk Zrabia. Le soir, la place
change de visage et s'orne
de dizaine de petits stands
où l'on déguste
pour trois francs six sous
les saveurs locales, entouré
par charmeurs de serpents,
les musiciens et les conteurs.
Marrakech a conservé
de nombreux joyaux architecturaux.
Parmi les incontournables
: la mosquée de la
Koutoubia, chef d'œuvre
de l'art hispano- mauresque,
le palais El Badi édifié
au XVI° siècle,
le palais de Bahia au XIX°,
la medersa Ben Youssef, ancienne
école coranique, et
bien sûr les tombeaux
saadiens. Le musée
de Marrakech, celui de l'art
islamique et le musée
de l'Art marocain valent
qu'on s'y attarde
entre deux flâneries
dans les magnifiques jardins.
Prendre le temps de se promener
dans les ruelles de la ville
est une nécessité
pour sentir la vie locale.
Un passage découvrira
peut être le patio d'un
riad...