Ouarzazate, ou la porte du
grand sud. Cette ville est
le point de rencontre de nombreuses
routes, venant des quatre
coins du Maroc. Construite
au milieu des terres arides
balayées par les vents
du Sahara, elle s'est
beaucoup développée
ces dernières années
et dispose d'infrastructures
hôtelières conséquentes,
préparant les touristes
aux diverses excursions dans
le désert. Abritée
des grosses chaleurs estivales
par les palmiers, elle est
un mélange de genres.
Avec son aéroport international,
son palais des Congrès
et ses agences de voyage,
Ouarzazate impose d'elle
une image insoupçonnable.
Les touristes affluent vers
les clubs et les hôtels,
profitant du golf, du soleil
et d'un paysage de vallée
rocailleuse sur fond de sommets
enneigés du Haut Atlas.
Ses studios de cinéma,
tel l'Atlas Corporation
Studio, attirent les esprits
créatifs des quatre
coins du monde. Mais Ouarzazate
sommeille, imperturbable,
soutenu par son identité
originale : ses oasis, ses
tours, ses casbahs centenaires
et ses vestiges architecturaux
aux murs en pisé...
Des murs qui chuchotent les
histoires de ces hommes qui
les ont construits, récoltant
inlassablement l'argile
pour les bâtir. Ces
palais accrochés à
la pierre dominent les vallées
désertes et constituent
la fierté et le poumon
des gens du Sud. Nous sommes
à la porte du désert,
aux frontières d'un
nouveau continent. Un œil
vers les montagnes du Nord,
les contrées méditerranéennes,
l'Occident et un autre
vers les dunes, l'aridité,
l'Afrique. « Ouarzazate
et mourir... » fredonnent
les marocains.