Les îles du Salut sont
connues pour leur bagne. On
y accède en catamaran
du débarcadère
de Kourou. Une demi heure
de traversée plus tard,
le îlot de quatre îles
paradisiaques prend forme.
Les guides se font un plaisir
de faire découvrir
les pénibles conditions
des bagnards qui étaient
prisonniers sur l'île
Royale, dans une obscurité
totale. Passage obligé
de Guyane pour la page d'histoire
qu'elles constituent,
les îles du Salut offrent
également une belle
balade et une baignade agréable
dans une mer turquoise, chose
rare dans les eaux foncées
guyanaises. Certains choisissent
d'y passer une nuit
dans l'auberge-restaurant
qui se trouve au plus haut
point de l'île
Royale. Ainsi, ils peuvent
profiter d'un superbe
panorama. D'autres choisissent
de rester au contact de la
nature et d'y installer
un hamac entre deux palmiers.
Vers les marais de Kaw, Ainsi,
jacanas noirs, hoatzins, talèves
azurées, hérons
cocoï et sturnelles militaires
déambulent avec des
centaines de papillons au
milieu d'une flore multicolore.
A l'approche du Maroni,
un tout autre visage de Guyane
se profile, différent
de Cayenne, Kourou ou encore
Sinnamary. Une végétation
plus dense, une vie plus triviale,
une histoire. Saint Laurent
du Maroni, la deuxième
ville du Guyane, est réputée
pour son bagne, où
55000 détenus ont été
emprisonnés entre 1855
et 1946. Sa « maison
de la Transportation »,
d'une capacité
de 16000 bagnards, a rendu
Saint Laurent du Maroni culturellement
incontournable. A Saint Laurent,
le Maroni forme un grand lac,
l'estuaire du plus grand
fleuve de Guyane où
vents, courants et marées
se relaient dans les eaux
boueuses. Face à l'embarcadère
de Saint Laurent d'où
partent les pirogues distribuant
les villages du fleuve, on
aperçoit les rives
du Surinam.